Je marche beaucoup sur les rumeurs, les légendes et les ouï-dire... et du Nord j'avais cru entendre de la neige, des fruits de mer, et des collines vertes, vert ? Une couleur que je ne voyais même plus en fermant les yeux sur cette terre aride. Des noms aussi, de ceux qui évoquent, comme les Picos de Europa, ça doit bien être un royaume perdu, puis des localités à rallonge, comme San Vicente de la Barquera, et le País Vasco, ce pays dans le pays dont je crois avoir un arrière lien sanguin. Comme tu l'auras compris, j'ai donc aussi mis à profit mes vacances pour voir, écouter, être un peu plus passif que ce que l'on nous demande, et servir d'éponge à tout ce qui se passe autour de moi. Après avoir convaincu ma mie de descendre dans les hauts de l'Espagne, nous sommes partis vagabonder dans les rondeurs de Cantábria, caboter sur les côtes de l'Atlantique avant d'atterrir au Pays Basque. Et pour contredire les contes de bonnes soeurs sur les soleils d'Espagne et les mojitos en top-less, là-bas, là-bas au Nord-Ouest tu risques de retrouver des montagnes toutes blanches, pleines de neige, et des glaçons au bout du nez. Et j'allais oublier le scoop, de retour dans ma ville, il a neigé, pas de cette fausse neige en spray que met le Corte Inglés sur ses sapins en plastique, mais de celle d'origine divine qui tombe à pic par gros paquets. Je dis scoop parce que ici il doit neiger en ville de Jaén une fois tous les dix-quinze ans. C'était donc la joie des petits (dont je fais partie) et le cauchemar des grands (de ceux dont des voitures tunées ont des pneus lisses). Je n'en dis pas plus sur ces moments de bonheur, je pense que quelques photographies valent mieux qu'un texte écrit à la hâte dans ce matin bleu. Bien à toi.





