Avec 4'650 étudiant-e-s annoncé-e-s pour la rentrée académique du 19 septembre prochain, les six hautes écoles spécialisées de la HES-SO Genève font le plein. La direction générale table sur une croissance des effectifs de 8,4% par rapport à l'an dernier. 3,2% de l'augmentation s'explique par l'admission de 135 étudiant-e-s supplémentaires en modules complémentaires et en maturité spécialisée santé, année préparant à l'entrée à la Haute école de santé (HEdS). Dans un contexte de pénurie de personnel de santé, la HEdS répond présente. Une partie de cette volée entrera en formation bachelor HES-SO Santé en 2012.
Quand la santé va, tout va
Si les HES genevoises affichent des effectifs à la hausse, le pic de la HEdS découle des décisions entérinées en juin 2011 par Charles Beer, conseiller d'Etat en charge du Département de l'instruction publique, de la culture et du sport (DIP). Le conseiller d'Etat a suivi en cela les recommandations des deux directions générales de la HES-SO Genève et du post-obligatoire (DGPO) d'augmenter le nombre de personnes admises en maturité spécialisée santé et en modules complémentaires pour les porteur-se-s d'une maturité gymnasiale ou d'un titre étranger jugé équivalent. Et ce pour deux raisons. Il s'agit d'une part de répondre à la demande d'étudiant-e-s provenant d'horizons divers désirant accéder à la HEdS. De l'autre, la HEdS veut remplir son mandat d'université des métiers à l'heure où les professions de la santé évoluent et ont un besoin urgent et avéré de personnel qualifié.
Côté organisation, la HEdS souligne le soutien indéfectible de son personnel enseignant et administratif ainsi que celui de ses partenaires, notamment l'Ecole de culture générale Henry-Dunant où certains cours auront lieu, faute de place à la HEdS qui a par ailleurs considérablement investi pour une optimisation maximale des espaces disponibles. Les organisations et institutions socio-sanitaires genevoises telles que les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), la Fondation des services d'aide et de soins à domicile (FSASD) ou encore la Fédération genevoise des EMS (FEGEMS), pour ne citer qu'elles, ont déployé des efforts importants pour augmenter le nombre de stages offerts tout au long de l'année. Les 357 nouveaux étudiant-e-s se répartiront en effet en 3 volées dont les cursus alterneront entre cours théoriques, ateliers pratiques et stages en institutions, en rotation.
Le défi était de taille, les délais serrés. La HEdS, avec l'appui de nombreux acteur-trice-s de la formation et de la santé du canton et de France voisine, l'a relevé. Les HES confirment ainsi leur volonté de proximité avec les secteurs économiques et sociaux de la région et la pertinence de leurs formations axées sur la pratique professionnelle. On ne peut que se réjouir de l'engouement des jeunes pour les métiers de la santé compte tenu de la pénurie qui sévit dans ce secteur.





